

Les Combats littéraires d'Octave Mirbeau
L’Age d’Homme a publié fin septembre 2006 l’édition des Combats littéraires d’Octave Mirbeau (187 articles, 700 pages, copieux appareil critique), par Pierre Michel et Jean-François Nivet.
Sous le titre de Combats littéraires sont recueillis, pour la première fois, tous les textes de Mirbeau – articles, préfaces, interviews - relatifs aux écrivains, à la vie littéraire et au journalisme de son temps. Un siècle après, ils n'ont, hélas ! rien perdu de leur actualité.
La Société Mirbeau, co-éditrice, propose à ses amis les exemplaires qui lui reviennent au prix de faveur de 43 € franco (au lieu de 50 €, prix public).
Pour ses adhérents, le prix de faveur est de 35 €.
Admirateur de Barbey d'Aurevilly et des Goncourt, de Knut Hamsun et de Thomas Hardy, disciple de Tolstoï, les yeux dessillés par Dostoïevski, il a été l'ami et le défenseur de Remy de Gourmont et de Marcel Schwob, d'Alfred Jarry et de Jules Renard, de Maurice Maeterlinck et de Georges Rodenbach, de Charles-Louis Philippe et de Marguerite Audoux, d'Émile Guillaumin et de Léon Werth.
Et il s'est battu, avec un courage et une constance qui forcent l'admiration, contre une littérature mystificatrice et routinière, contre une presse vénale et anesthésiante, contre un système éditorial reposant sur la réclame et la camaraderie, et, plus généralement, contre la société du spectacle, qui n'a que faire des génies et ne reconnaît que les cabotins et les rastaquères.
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Bulletin à retourner à la Société Octave Mirbeau - 10 bis rue André Gautier, 49000 - ANGERS
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la livraison annuelle des Cahiers Octave Mirbeau : 31 € par an (étudiants et chômeurs : 15,50 €).
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4 commentaires:
Bonjour,
Oui, les Combats littéraires d'Octave Mirbeau sont une révélation pour tous ceux qui ne connaissent de Mirbeau que Le Journal d'une femme de chambre ou Le Jardin des supplices. Mais, en dehors du Figaro et du Nouvel Obs, la presse n'en a pas parlé. Le silence du Monde des livres, par exemple, est consternant. Octave Mirbeau sentirait-il toujours le soufre ? Son refus du consensus mou, de la complaisance et du lèche-bottes continue-t-il de lui valoir des ennemis dans la presse ?
C'est à se demander si ce qu'il écrivait il y a plus d'un siècle n'est pas encore valable aujourd'hui. C'est sans doute ce qu'on appelle "le progrès"...
Célestin
Justement je viens de découvrir un grand article de Frédéric Vitoux sur les Combats littéraires d'Octave Mirbeau dans le Nouvel Observateur d'aujourd'hui. Son compte rendu est intitulé "Littérature au vitriol". Il voit en Octave Mirbeau "un formidable critique littéraire, aussi féroce que généreux" et juge le recueil de ses textes critiques "revigorant".
On peut lire son texte - revigorant aussi - sur Internet : http://hebdo.nouvelobs.com/p2209/articles/a335135.html.
Un admirateur d'Octave Mirbeau, qui se documente surtout sur la toile (pas assez de sous pour tout acheter, hélas !)
Il est vrai que nous avons publié beaucoup de volumes depuis 18 ans, et que nombre d'entre eux sont coûteux. Les études mirbelliennes ne sont pas à la portée de toutes les bourses, et je le déplore.
Mais les adhérents de la Société Octave Mirbeau ont droit à de substantielles réductions. Et puis les romans d'Octave Mirbeau sont accessibles sur la toile, sur le site des éditions du Boucher, gratuitement pour 6 d'entre eux.
Quant aux études sur Mirbeau, vous en trouverez une tripotée (olus de 400 !) en accès libre sur le site de la Société Octave Mirbeau et sur mon propre site, sans débourser un liard. De même pour mes six livres électroniques. Cela compense un peu.
Mirbelliennement.
P. M.
Merci pour vos explications. Mais il est tout de même bien regrettable qu'on ne trouve que quatre volumes d'Octave Mirbeau en collection de poche : Le Journal d'une femme de chambre, Le Jardin des supplices, L'Abbé Jules et Dingo. Il manque La 628-E8, et ce n'est pas rien, alors que c'est l'année du centenaire ! Quant au théâtre, il est hors de prix.
Il est grand temps de démocratiser Mirbeau !
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